Mot pour mot, livre après livre, au 8e Hiver de la littérature d’Albufeira

Si « Lire, c’est rêver en se laissant conduire par la main », comme l’a formulé le célèbre poète portugais Fernando Pessoa, alors nous avons fait rêver nombre d’actionnaires et de membres lors du 8e Hiver de la littérature au Hapimag Resort Albufeira. Près de 800 personnes ont pris part à plus de 20 manifestations, et ainsi célébré l’écrit.

Déterminer le moment fort de ce 8e Hiver de la littérature n’est pas chose aisée : les différentes manifestations abordaient des thématiques très variées et touchaient parfois certains invités, puis parfois d’autres. Une chose est certaine : la semaine du théâtre, qui vivait déjà sa quatrième édition et était dirigée par la réalisatrice Helga Kröplin, a compté parmi ces moments forts de l’hiver 2017/2018. Plus de cent convives étaient présents dans le hall de réception pour la représentation autour de la thématique Histoires de valises. Les exposés du jeune historien allemand Dirk Friedrich sur le rôle joué par le Portugal durant la Première Guerre mondiale, et de Thomas Fischer, journaliste au NZZ depuis de longues années et résidant à Lisbonne, sur la situation actuelle au Portugal ont attiré de nombreux invités autour du bar.

Pour la Weiberfastnacht, nous avions l’honneur de recevoir en la personne de Konstantin Schmidt un chanteur et artiste de cabaret talentueux qui a su divertir et enthousiasmer les invités au cours d’un menu spécial au restaurant Vista Mar qui affichait complet. Spécialement invités à une séance de lecture en petit comité et plutôt intimiste, nous avons pu saluer Gerhard Falkner, auteur faisant partie de la sélection pour le prix du livre allemand 2017. Günter Klein, qui a ouvert le 8e Hiver de la littérature avec un roman policier ayant pour cadre l’Algarve, et Peter Koletzki, par la présentation de son œuvre aux accents autobiographiques, ont su eux aussi captiver nos invités par leurs lectures. À l’occasion de la fin de l’année, un couple de pasteurs allemands venus de Lisbonne était invité pour la seconde fois. Ils ont proposé à nos invités, en cette période de fêtes de fin d’année, des témoignages stimulants emplis de quiétude et invitant à la réflexion.

Ces moments littéraires ont pris fin avec Sigrid Zeevaert, auteur à succès de livres pour enfants qui a plongé notre public de cette période hivernale – souvent des papis et des mamies – dans l’univers des enfants et des adolescents.

La renaissance du papier

Au programme cadre figuraient les soirées cinéma hebdomadaires sur le thème du Portugal ou les adaptations littéraires, ainsi que la série « Mon livre préféré », qui se tenait pour la troisième fois. Au cours de celle-ci, des membres présentent à d’autres membres leur livre préféré. Un classement sans fin car chaque lecteur a son propre livre préféré. En fait, la mort des livres et autres supports papier était annoncée il y a de cela plus de dix ans. Avec l’avènement des ebooks, tablettes et autres supports de données électroniques, nombreux ont été ceux à annoncer la fin du livre qu’on feuillette, la mort de la page de journal froissée, le grand final des librairies.

Mais on prolonge la vie de ceux que l’on voit morts, et certains vivent même une renaissance, tout comme le marché du papier. Les librairies existent toujours, on entend encore le froissement des journaux, et il y a toujours des férus de lecture.

Les « Belles-Lettres » ne comprenaient au milieu du XVIIIe siècle que quelques centaines d’exemplaires. En Europe centrale, 200 nouveaux ouvrages seulement voyaient le jour chaque année. 250 années et des millions de livres plus tard, nous essayons laborieusement de trouver notre voie au milieu des quelques dizaines de milliers de nouvelles parutions qui viennent faire s’élever encore plus la montagne de livres, et ce uniquement dans l’espace germanophone. Il s’agit là, assurément, d’un progrès culturel et historique, mais aussi d’une avancée pour la civilisation, car toutes les couches de la population lisent de nos jours, et non plus uniquement de rares personnes privilégiées. Et cette lecture ne se fait pas seulement de manière virtuelle, mais avec un vrai livre entre les mains.

Nous aussi, au Hapimag Resort Albufeira, nous allons continuer : le 9e Hiver de la littérature est déjà en cours de planification. Nous présenterons à nouveau des auteurs et continuerons à donner à nos clients un accès aux livres et à la littérature, afin qu’ils puissent « rêver en se laissant conduire par la main ».

Georg Franzky Cabral

En toute simplicité, Georg fait de la découverte du Portugal un réel plaisir.